This entry was posted on Samedi, mars 7th, 2009 at 14 h 49 min and is filed under SOS campus, actualité. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.


SOS-FAC
Les étudiants antiracistes et citoyens!
Casse toi pauv’ crise!
En France, le budget de l’Etat est déjà fortement déficitaire, on peut donc imaginer que l’argent qui va aller tenter de limiter les effets de la crise, n’ira plus dans des secteurs considérés comme secondaires.
Par exemple une baisse des aides aux associations, aux structures socioculturelles, et donc avec une forte réduction des moyens, l’Etat va limiter les actions qui pourront être menés. Ce secteur qui reste un des derniers à créer du lien social, à transmettre des valeurs, et des principes comme ceux de la République, ne peut se permettre de subir de plus en plus de coupes budgétaires. Une baisse des financements et donc du champ d’action des travailleurs sociaux seront désastreux socialement.
Il ne faudrait pas alors s’étonner de voir à nouveau la Marseillaise sifflée, les banlieues s’enflammer ainsi que le reste de la France. On le sait, les associations socioculturelles sont encore les seules présentes sur une grande majorité du territoire, elles sont les plus à mêmes de faire ce travail d’éducation populaire qui nous manque tant, et manque d’autant plus dans la situation de crise économique.
Une autre conséquence, qui à mon sens est plus profonde, c’est le repli identitaire qui peut être causé par une crise économique mondiale, ainsi que la montée des extrémismes qui l’accompagne. Nous allons nous en expliquer, en effet une baisse générale des ressources peut conduire à des comportements « xénophobes ». Par exemple la hausse spectaculaire du chômage qui s’annonce en France et même dans le monde (20 millions de chômeurs en plus selon le Bureau International du Travail), va redonner de la vigueur à des slogans de l’extrême droite. De plus la crise qui s’annonce va en premier lieu toucher les emplois les moins qualifiés, dans le bâtiment, et l’industrie en général. Secteur ou les populations d’origine émigrés sont surreprésentés, le risque étant que les ouvriers dits « français » se rapprochent du discours « pour l’emploi, les français d’abord ».
Ce glissement donc vers l’extrême droite va aussi se confronter à un discours d’extrême gauche radical que l’on sent monter en France. Certaines idées d’extrême gauche peuvent par les temps actuels donner l’impression d’être très actuelles. On peut penser à la taxe Tobin, qui consiste à taxer les transactions financières mondiales, mais aussi les propositions de réquisition du secteur bancaire, de dirigisme de l’économie, un retour en force de l’Etat providence qui redeviendrait omniprésent voir omnipotent. Nous pensons aussi aux propositions de forte hausse des salaires, de l’interdiction de licencier… Toutes ces idées et propositions par leurs radicalités trouvent de plus en plus un écho en France. On peut déjà observer un attrait pour le Nouveau Parti Anticapitaliste.
Ces glissements vers les extrêmes s’expliquent aussi par les résultats de la droite Républicaine, considérés médiocres par nos concitoyens ayant une tendance radicale ou de gauche, et qui de plus ne sait plus à quel dogme se vouer au vu du clash du libéralisme.
Dans tous les cas nous pouvons penser que cette crise peut renfermer les gens sur eux-mêmes, mais aussi monter les gens les uns contre les autres. Chacun cherchant à préserver son mode de vie individuellement, ce qui va créer une forte concurrence d’ou nous sortirons tous perdant.
Nous conclurons mon propos en conseillant à tous ceux qui auront lu cet article, à ne pas succomber à la facilité de la stigmatisation, à ne pas succomber à la facilité de désigner à la vindicte populaire un bouc émissaire, à ne pas succomber au repli identitaire, et c’est ensemble, solidaire et unis que nous surmonterons toutes les crises.
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